Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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Après la tenue de l’atelier d’appropriation dans la commune urbaine suivi du déploiement des différentes commissions dans les différentes communes, les résultats de la réactualisation de la cartographie arrivent à la CEPI de Kankan.

 

Et le résultat est encourageant, selon les acteurs en dépit de certaines difficultés. Notamment : quelques CESPI n’ont pas encore de sièges appropriés pour recevoir le matériel informatique ; la faible motivation de certains membres des commissions liées aux primes journalières ; un déficit de 16 juristes à combler après le test.

Selon la présidente de la CEPI de Kankan, Madame M’Ballou Kaba, pour le cas des juristes, une solution est envisagée. Celle de repêcher ceux qui ont 4 forts sur 5. Et pour cause, la région de Kankan a besoin de 56 juristes alors que seulement 40 ont obtenu la moyenne après le test.

Aux dires de M’Balou Kaba, à Mandiana il y a eu un seul juriste sur un besoin de 13, à Kouroussa 5 sur 13, à Kérouané 5 sur 8. Seulement dans la préfecture de Kankan, il y a eu 17 juristes retenus sur un besoin de 13. Ce qui permettra de redéployer les 4 autres dans d’autre préfectures qui sont dans le besoin.

Il faut combler ce gap, insiste-t-elle, avant de démarrer l’opération sur la gestion des candidatures puisque chaque commission compte un juriste. 

Parlant de la réactualisation de la cartographie, elle dit avoir 90 commissions pour la préfecture de Kankan reparties entre les différentes circonscriptions électorales. Toutes sont actuellement sur le terrain et les résultats commencent à arriver à la CEPI.

« Il y a, fait remarquer la présidente, tout de même un handicap par rapport à la motivation. Vu les primes de l’ordre de 5000 FG par jour allouées aux membres des commissions dont la plupart sont des pères et des mères de famille. Cela est très insignifiant pour eux. Surtout certains d’entre eux se déplacent à plus de 5 à 7 kilomètre chaque jour pour rejoindre leurs commissions. Donc nous lançons un appel à la CENI de voir réellement ce qu’il faut sur le plan financier pour que le travail soit bien fait ».

Le commissaire superviseur de la préfecture a, quant a lui, salué les efforts des uns et des autres pour la réussite de la mission. Aly Bocar Samoura estime que le contact régulier avec les CEPI et CESPI est un gage de réussite du processus. Il s’est réjoui de l’arrivée des kits informatiques à Kankan même s’il a déploré le manque de sièges appropriés pour certaines CESPI. 

« L’arrivée de ces ordinateurs dans les démembrements, dit-il, est une bonne chose qui va accélérer le processus et mettre en confiance les acteurs. C’est aussi une source de motivation pour eux. Le seul problème c’est le manque de siège pouvant recevoir ce matériel. On avait fait un premier travail sur ça, mais jusqu’à présent le même problème se pose par endroit. Pour le moment tous les kits sont placés à Kankan en attendant de voir un peu plus clair ». 

Cas des Sous-préfectures

La commune rurale de Kouban se trouve à près de 35 kilomètre de la commune urbaine de Kankan. Aux dires du président de la CESPI, Mory Condé, 11 secteurs sont érigés en districts. Ce qui conduit cette commune rurale  à 15 districts. Alors que deux bureaux de vote excèdent les 600 électeurs. Le premier,  "Place publique" de Folon a 686 électeurs et le deuxième Ecole primaire Kandaya compte 683 électeurs.

A Karifamoriah, une commune rurale située à 6 kilomètre du chef-lieu de la préfecture, le seul bureau de vote Karifamoriah salle1 compte 670 électeurs. Dans la même localité, des électeurs de Gbéréko étaient logés à Kobiko (environ 11 kilomètres). Ils ont été ramenés à Gbéréko, selon le rapporteur de cette CESPI , Mohamed Keita accompagné de son trésorier, Fodé Kaba. Selon eux il y a deux districts omis dans le découpage administratif. Il s’agit de Siramissadou et de Dourndji.   

Alhassane Barry