Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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CENI TV

Le 27 novembre, comme dans les autres préfectures, l’équipe multimédia de la CENI a assisté à plusieurs activités rentrant dans le cadre de la mission de mise à jour de la cartographie des bureaux de vote et du lancement des opérations de gestion des candidatures.

Il y a eu un travail particulier, c’est le recrutement des juristes dans les chefs-lieux de région pour toutes les préfectures de la région. Le superviseur de la CENI, le commissaire Me Francis N’Kpa Koulémou, a déclaré : « A N’Zérékoré, grâce au pool de magistrat du Tribunal de première instance de N’Zérékoré, présidé par le président du tribunal lui-même et assisté par l’un des juges d’instruction, nous avons pu superviser cette étape importante pour la CENI liée au recrutement des 66 jeunes juristes devant aider nos démembrements tant bien dans les CEPI que dans les CESPI et les CECI. C’est pour nous une réussite parce qu’après nous avons été l’un des premiers à finaliser cette étape de recrutement. Nous avons pu déployer ces différents candidats retenus dans les différentes préfectures concernées. Au jour d’aujourd’hui, nous avons l’information que toutes les formations avaient débuté. Il y en a même qui ont débuté samedi ». 

Le rôle de ces juristes

Le commissaire superviseur a rappelé qu’il y a un problème d’interprétation des lois qui s’est toujours posé dans les démembrements de la CENI d’où le recrutement de ces juristes. « Alors, la CENI dans sa stratégie a pu retenir le fait qu’il faut un assistant juridique, c’est-à-dire un professionnel du droit qui sera recruté et mis à la disposition de ses démembrements. Ce dernier va les aider dans la prise de décision concernant toutes les autres phases du processus. Toute chose qui va les aider à se coller à la loi. Puisque lui, il est là, il a un œil professionnel, il lit et interprète les lois pour eux. Le tout pour aplanir les difficultés qui vont être liées aux contentieux électoraux dans les différentes localités. Voilà, un peu la mission qui est dévolu à ces juristes. Il est très clair et il ne se confond pas avec les autres puisque là-bas, il y aura un informaticien. Ce dernier aussi est là pour aider à traduire les décisions administratives liées à la gestion des candidatures en données électroniques pour permettre à la CENI de suivre les opérations de gestions des candidatures qui débuteront le 6 décembre 2017. A partir de ce jour, ils vont les accompagner jusqu’à la proclamation des résultats. Les attributions sont nettement claires. Nous nous réjouissons parce que nous nous rendons compte que ceux qui ont été retenus ont un niveau meilleur et assez appréciable de sorte que nous pouvons être convaincus qu’une fois leur déploiement sur le terrain, ils seront pour nous des conseillers juridiques de ces démembrements-là. Cela va nous éviter beaucoup de dérapages concernant le processus ».

S’agissant de la cartographie des bureaux de vote à N’Zérékoré, il a indiqué : « Ici à N’Zérékoré depuis que nous dirigeons la mission, nous avons fait à peu près des tournées après l’atelier d’appropriation de la mission dans les différentes CAR. On s’est rendu compte que N’Zérékoré a quelques cas relocalisation dans les communes rurales. Dans la commune urbaine, après notre passage, il n’y a pas encore une grande chose par rapport à la relocalisation. Puisque les gens sont à moins de deux kilomètres de leurs bureaux de vote comme nous venons de constater dans trois quartiers. Les citoyens ne viennent pas se plaindre, le problème est qu’eux ils s’attendaient à des corrections liées au nom. Alors que pour cette mission, nous n’en avons pas besoin, il faut attendre le moment de la révision des listes électorales. Ce qui a facilité le travail peut-être pour nous à N’Zérékoré, c’est que le découpage administratif que le ministre de l’Administration du territoire a bien voulu mettre à la disposition de la CENI n’a pas fondamentalement changé. Il n’y a pas de localité érigé en district ou quartier. Cette situation nous aide beaucoup dans le travail que nous sommes en train de faire. Globalement, avec les sous-préfets et les différentes autorités avec lesquelles nous avons travaillé à l’atelier, quand nous avons donné la situation, ils se sont rendus compte qu’il n’y a pas eu de changement ».

Mme. Luopou Françoise Lamah, présidente de la CEPI, a ajouté : « Les bureaux de vote où il y a zéro s’expliquent de la façon suivante : le quartier Gboyéba a un centre de vote où il y avait trois bureaux de vote, mais le document que la CENI il y a cinq bureaux de vote. Ce qui fait que deux bureaux n’ont pas d’électeurs. Auparavant, il n’y a jamais eu de problèmes. Les gens viennent voter sans problème dans ce centre de vote. Le problème d’augmentation des bureaux de vote ne s’est jamais posé. Donc, nous avons demandé aux autorités locales du quartier et aux membres de la CAR d’écrire à la CENI pour dire que ces deux bureaux de vote à zéro électeur n’ont pas leur raison d’être. Que la CENI les supprime simplement ». Dans d’autres quartiers le besoin pourrait se poser. « Il se peut que dans d’autres centres de vote, on trouve des bureaux de vote à zéro électeur, mais où il y a un besoin de réajustement des autres bureaux de vote. Donc, ces bureaux de vote peuvent servir à recevoir le surplus d’électeurs des bureaux de vote à plus de 600 électeurs », a conclu la présidente de la CEPI.

Souana Doré