Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

Siège de la CENI

CENI TV

Le 25 novembre, la formation des membres des commissions de gestion de candidatures a démarré. La salle de conférence de la radio rurale locale a servi de cadre à cette formation des 78 membres des commissions de gestion des candidatures.

Il faut rappeler que la formation des membres des commissions de gestion des candidatures était la deuxième phase de la mission de la CENI à Kissidougou.

Dans son discours d’ouverture, le commissaire superviseur de Kissidougou, Dr. Amadou Kaba, a rappelé que la gestion des candidatures est très sensible. « Un candidat, c’est un compétiteur qui, d’un côté travaille avec les électeurs et de l’autre travaille avec l’administration électorale pour mettre en forme son identité, les bonnes façons de le repérer au moment du vote par l’électeur, même le plus illettré. Donc, vous devez travailler pour tout cela. Nous comptons entière sur vous pour ce travail ». Il a poursuivi que depuis le 19 novembre, la mission a commencé par l’atelier d’appropriation avec cœur des échanges la cartographie des bureaux de vote et surtout le Comité inter-parties (CIP) de la préfecture de Kissidougou. « Lors des élections passées, nous avons organisé ces plateformes d’information électorale que sont les comités inter-parties (CIP). La CENI a jugé nécessaire que pendant toutes les grandes activités opérationnelles, ces CIP soient décentralisés au niveau de nos démembrements. Cela permet de donner cette compétence à nos démembrements et aux cellules préfectorales et sous-préfectorales d’organiser ces comités inter-parties », a insisté le commissaire superviseur.

Dr. Amadou Kaba a soutenu que la formation permet aux membres des commissions de gestion des candidatures et à la CENI en général de produire des bulletins irréprochables. « Kissidougou a reçu des équipements informatiques à cet effet. Il y a un ordinateur, un groupe électrogène et un backup pour emmagasiner l’énergie pour chaque commune rurale. La CENI est en train d’appuyer techniquement les démembrements pour pouvoir leur procurer cette compétence de faire face à toutes les questions électorales », a-t-il rappelé.

De la complexité des élections communales

Dr. Amadou Kaba a précisé que les élections communales sont très complexes. « Il y a 342 circonscriptions électorales alors que lors de l’élection présidentielle, il y a 38 circonscriptions et des bulletins uniques pour les candidats. Mais pour ces élections communales, aucun bulletin d’une circonscription ne se ressemblera à celui d’une autre. Il peut avoir des circonscriptions qui auront quatre ou neuf listes de candidatures, dans d’autre une seule liste. Comment faire en sorte que qu’il n’y ait pas d’amalgames ou de problèmes dans cette gestion ? Il faudrait que les démembrements de la CENI à la base aient les compétences au même titre que la CENI centrale. Donc, leur donner cette capacité et faire un suivi adéquat et cohérent pour pouvoir éviter des dérapages fait la complexité. Il y a beaucoup d’autres choses. Puisque c’est une élection à la proportionnelle. Le travail est fastidieux pour la CENI centrale dans sa mission de rendre tous ses démembrements capables de travailler comme elle, mais aussi du nombre », a conclu le superviseur de Kissidougou, Dr. Amadou Kaba 

Souana Doré