Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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Le 27 octobre, l’équipe multimédia de la CENI était dans la capitale des agrumes pour couvrir la mission de remobilisation et de renforcement des capacités des démembrements.

La préfecture de Kindia compte neuf CESPI que sont Kolentin, Molota, Sougueta, Bangouya, Mambia, Madina-woula, Friguiagbé, Damakania, Samaya et une CEPI qui gère la commune urbaine.

Mme Camara Djenab Touré,  cheffe de mission, commissaire et directrice du département Planification et Fichier électoral, avait déjà effectué la mission dans la CEPI et cinq CESPI. «Nous sommes dans une mission de remobilisation des démembrements et faire un état des lieux pour nous permettre de lancer toutes les grandes opérations liées à l’organisation des élections communales du 4 février 2018», a rappelé Mme. Touré avant de faire le bilan à mi-parcours de sa mission : «Nous avons effectué le contrôle de présence physique au niveau de la CEPI de Kindia. Nous avons fait un état des lieux du matériel existant réutilisable, le matériel qui est à détruire et qui a fait l’objet d’utilisation lors de l’élection présidentielle de 2015. Nous avons essayé de faire de proposition de réaménagement des locaux de la CEPI. Mais dans toutes les circonscriptions électorales, il y a un besoin de remplacement de quatre éléments dont un à Molota, un à Bangouya et deux dans la CEPI. Les lettres de remplacement sont arrivées. Les quatre prêteront serment bientôt et ils vont intégrer les différents démembrements (CESPI et CEPI). Au jour d’aujourd’hui, nous avons effectué le tour dans cinq communes rurales (Damakhania, Friguigbé, Mambia, Sougueta et Kolentin). Les effectifs sont en place, mais il y a un problème récurrent de bureaux. Les CESPI n’ont pas de bureaux vu qu’elles doivent organiser les élections. Les candidatures sont traitées au niveau des communes rurales, les résultats des élections seront centralisés au niveau des communes rurales. Nous avons identifié des bureaux pour chaque CESPI et il est question de faire des contrats pour leur permettre d’aménager ces bureaux afin d’accueillir les matériels informatiques et tout le reste du matériel qui viendra au mois de novembre prochain au sein des CESPI ».

Qu’est-ce qui fait la particularité de cette mission ? « La particularité de cette mission, c’est qu’il est important pour la CENI de se rassurer que les hommes qui vont faire la mise en œuvre de toutes les opérations sur le terrain sont là. Il faut se rassurer qu’ils sont en bonne santé, qu’ils sont dans les conditions de travail et qu’il faut se rassurer qu’ils ont la volonté. Donc, les encourager et les motiver, c’est ce que nous sommes venus faire. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que les élections communales sont organisées à la base. La CENI centrale ne donnera que des directives, ne jouera qu’un rôle de coordination, mais tout le travail est fait par les membres des démembrements. Du dépôt de candidature jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. Cela va se faire dans les sous-préfectures qui sont des circonscriptions électorales et dans les communes urbaines aussi ».

Pour elle, la CENI risque de passer à côté de toutes les opérations électorales. « J’ai une grande satisfaction. Partout je suis passée, j’ai trouvé une équipe soudée, des cadres, des intellectuels au sein de ces CESPI, motivés pour travailler. Je pense qu’avec le paiement des arriérés aussi a motivé encore l’équipe. Il fallait le faire avant que nous rentrons dans la phase opérationnelle à partir du mois de novembre. Je pense qu’il n’y aura plus de rupture jusqu’à l’organisation des élections si la date est confirmée par la haute autorité qu’est le Président de la république », a conclu la cheffe de mission, Mme. Camara Djenab Touré.

Faisant l’état des lieux dans la commune urbaine, M. Sékou Amara Camara, président de la CEPI, a indiqué qu’après le sevrage de plusieurs mois, cette mission leur permet de relancer les activités. Parce que dans le cadre de ces élections communales, ce sont les démembrements de la CENI qui vont gérer le scrutin. Il estime qu’il fallait les sensibiliser pour qu’ils comprennent l’enjeu de ces élections. « A la CEPI, il y a un départ, une qui est mutée. Tout le reste des membres de la CEPI sont là. Aujourd’hui (27 octobre, ndlr), nous avons le courrier désignant son remplaçant. Il y a eu un décès au niveau des commissaires venus de l’opposition. L’opposition l’a remplacé », a expliqué M. Camara. Même que dans la CESPI de Molota, il y a eu un démissionnaire qui a été remplacé et à Bangouya, un décès qui a été aussi remplacé.

Le président de la CEPI a ajouté qu’ils ont un siège commode, au bord de la route, mais qui manque de mobiliers de bureau, de matériels informatiques. Les bureaux des membres du président, du rapporteur et du trésorier n’ont pas de meubles, ni d’outils informatiques pour accomplir leurs tâches. « Nous avons quatre salles dont une salle pour les informaticiens, une pour le rapporteur et le trésorier, une pour moi le  président, une salle pour la réception des hôtes et une grande salle de réunion ou de conférence. Le matériel informatique qui est là date de 2013 et est hors d’usage. S’agissant des engins roulants, il y a eu une moto volée dont celle du trésorier, les deux autres sont là, mais en panne. Or, nous avons des districts de la commune urbaine qui sont à 90 ou à 100 Km », a conclu. M. Sékou Amara Camara.

Souana Doré