Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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CENI TV

La préfecture de Boké a été la dernière étape de la tournée de l’équipe multimédia de la CENI sur le littoral ce 26. Comme dans les autres préfectures, l’équipe s’est partie toucher du doigt le déroulement de la mission de remobilisation et de renforcement des capacités des démembrements.

La cheffe de mission, la commissaire Mamie Sia Tolno, directrice adjointe du département Transparence, a rappelé que la CENI a mis un peu temps, elle ne venait pas sur le terrain, elle ne travaillait pas. « Vous n’êtes pas sans savoir que la CENI a donné la date du 4 février 2018 pour les élections locales. On s’est dit qu’il fallait partir sur le terrain pour rencontrer les démembrements, notamment les CECI, les CEPI et les CESPI qui sont avec la population, pour s’enquérir davantage de nouvelles avant la date du 4 février 2018 pour les élections communales », a expliqué M. Tolno.

Même qu’il y a dix objectifs à cette mission de remobilisation des démembrements de la CENI dont entre autres : procéder au contrôle effective des démembrements ; finaliser l’installation des démembrements ; superviser le paiement des arriérés des démembrements( émolument et location) ; procéder à l’appropriation par les démembrements et les responsables locaux du nouveau code électoral révisé notamment dans sa partie concernant les élections communales ; procéder à l’appropriation par les démembrements des règles de bonne conduite dans l’organisation des élections ; procéder au remplacement des membres des démembrements décédés ou déplacés ; faire l’état des lieux des locaux des démembrements (CEPI, CESPI, CECI ; inventorier le matériel informatique, mobiliers et matériels roulants.

Elle ajoute que la CENI a fait des innovations dans le cadre de ces élections communales, notamment l’ouverture des comptes bancaires pour chaque membre des démembrements pour faciliter le paiement de leur salaire. « Nous avons échangé avec les sous-préfectures difficiles d’accès que sont Sansalé et Kafarandé. Dans l’ensemble, tout est bien passé ».

Qu’est-ce qui fait la particulière de cette mission ? « La particularité de cette mission, c’est que ce sont les élections locales et que la CENI centrale et les démembrements sont profanes à la matière. Parce que la CENI n’a jamais organisé ce genre d’élections. Nous nous sommes dits qu’il fallait partir sur le terrain, rencontrer les démembrements, les autorités et autres responsables, s’enquérir de tout ce qui se passe sur le terrain. Avant lors des présidentielles et des législatives, on laissait la tâche aux CEPI pour gérer les élections et faire remonter les résultats, maintenant cette fois-ci, les CESPI vont gérer directement les élections à leur niveau et remonter les résultats. Nous avons décentralisé le Comité inter partis (CIP) et la Cellule de suivi d’action du processus électoral jusqu’au niveau des CEPI et des CESPI. Donc, nous avons décidé de doter les CESPI de local parce qu’elles vont gérer aussi les élections. Nous voulons avoir des élections communales crédibles, transparentes, apaisées et acceptées de tous : que le perdant accepte sa défaite et que le gagnant savoure de sa victoire », a conclu Mme. Mamie Sia Tolno.

Le président de la CEPI, El Hadj Sékou Souaré, a souligné la mission a permis aux membres des démembrements de prendre conscience de l’enjeu de ces élections communales. Parce qu’elles sont une première épreuve pour les démembrements et même pour la CENI centrale. M. Souaré a salué la mise en place des cellules sous-préfectorales de suivi d’action du processus électoral et des CIP dans les sous-préfectures qui vont amener tous les acteurs de temps en temps à se rencontrer, faire le point sur la situation au niveau local. Même que la création de ces deux institutions est un facteur d’amélioration du système électoral.

Sur le contrôle de présence des démembrements, le président de la CEPI a rappelé le décès  d’un des membres de la CESPI de Kamsar que la mission est allé dans la famille du défunt présenter les condoléances de la CENI et de son président qui a fait un geste en direction de la famille. « La CEPI est très heureuse d’accueillir cette mission parce qu’elle a permis à tous les membres et les assistants techniques, après avoir touchés leurs primes, de prendre conscience de l’enjeu », s’est réjoui El Hadj Sékou Souaré.

Parlant du local, de mobiliers de bureau et de matériels informatiques, il a déclaré : « La CEPI est à ses installations. On ne peut pas dire qu’elles sont très bien, mais nous avons une certaine commodité qui nous permet de travailler. Par rapport aux CESPI, c’est là-bas nous avons eu des problèmes. A Kamsar, Sangarédi, le problème de local se pose avec acuité parce que ce sont des zones minières. Les gens sont habitués à donner des prix exorbitants. Parfois, ils ont peur, on dit que c’est la CENI alors que les sociétés sont un peu partout. Il y a des zones aussi, quand vous prenez Malapouya, Dabiss, Sansalé qui sont démunis de tout siège. Donc, nous avons des problèmes, mais nous avons déjà préparé les autorités qui mettront tout en œuvre pour que nous puissions trouver la solution ».

Souana Doré