Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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Le 26 octobre, après l’étape de Dubréka, l’équipe multimédia de la CENI s’est rendue à Boffa pour toucher du doigt le déroulement de la mission de remobilisation et de renforcement des capacités des démembrements.

La préfecture de Boffa compte une CEPI et huit CESPI. Le chef de mission, le commissaire Kader Aziz Camara, par ailleurs directeur du département des Démembrements, a rappelé l’objectif de la mission qu’est la remobilisation des démembrements par rapport aux élections communales. « La mission contient des axes. Compte tenu des exigences du moment, la CENI a tenu que la mission se déploie sur le terrain pour mieux remobiliser les membres des démembrements par rapport aux élections en identifiant d’abord les locaux des CESPI et CEPI. Parce qu’elles doivent recevoir de matériels informatiques. Pour ces élections communales, chaque circonscription électorale est autonome. Cette fois-ci, les CESPI sont détachées des CEPI. C’est la raison pour laquelle chaque CESPI doit avoir son local adapté où ils vont passer tout le temps à faire en sorte que le processus électoral soit concentré autour des locaux qui sont désignés. Quand vous voyez les huit CESPI de Boffa, nous avons pu avoir des locaux adaptés pour affronter les élections communales. Toujours dans la remobilisation, il faut tenir compte de la présence effective au niveau des CESPI et CEPI, des assistants techniques et des membres des démembrements. Plus tard, on les fera assister par des assistants juridiques et des assistants informaticiens qui seront recrutés lors de la prochaine mission sur la cartographie électorale ».

M. Camara poursuit qu’ils doivent donner des directives aux démembrements pour ces élections communales. « Nous sommes venus avec le chronogramme de la CENI. Chaque CESPI doit faire son plan d’action opérationnelle par rapport aux activités inscrites au chronogramme. Parce chaque démembrement a ses propres réalités. Quand vous prenez le cycle électoral, ils vont prioriser les activités propres à leurs circonscriptions électorales. C’est pour cela qu’à Tougnifily, Mankountan, Doukourou, Koriah, etc… nous leur avons donné de larges informations pour leur permettre de tirer leur plan opérationnel local dans le chronogramme de la CENI. On leur a donné des indicateurs sur comment il faut tirer un plan opérationnel local dans le chronogramme », a conclu le commissaire Kader Aziz Camara.

Le président de la CEPI, Mamadouba Sylla, a fait l’état des lieux. « Dans la CEPI de Boffa, c’est seulement un cas de maladies qu’on a rencontré. Sinon tout le monde est présent. Dans toutes les CESPI, tout le monde est sur place. Donc, du point de vue remobilisation, les gens sont effectivement sur place. S’agissant des engins roulants, toutes les motos que nous avons sont en pannes. Compte tenu du fait que dans le mois, chacun est obligé de débourser 50 000 à 100 000 à ses propres frais pour entretenir sa moto », a expliqué M. Sylla.

Il a renchéri sur la nouveauté pour les CESPI qui organisent la première fois des élections à leur niveau. « Avant les cellules de veille étaient seulement au niveau de la CEPI, maintenant que les CESPI doivent gérer une élection qu’elles n’ont jamais fait, alors il faudrait aussi installer les cellules sous-préfectorales de suivi d’action du processus électoral. Cela a été fait au niveau de toutes les CESPI », a présenté le président de la CEPI.

Concernant l’ouverture de compte bancaire pour le paiement des salaires, M. Mamadouba Sylla a déclaré : « On avait des difficultés pour rentrer en possession de nos émoluments. Mais on nous a demandé d’ouvrir des comptes pour faciliter le paiement. Aujourd’hui, il n’y a que 25% qui n’ont pas encore ouvert leurs comptes ».

Faisant état des matériels informatiques, il a précisé : « Nous avons des matériels informatiques, mais qui sont en mauvais état. Nous travaillons actuellement sur mon ordinateur personnel. Egalement, l’ordinateur bureautique ne fonctionne plus depuis longtemps. Le groupe électrogène est souvent en panne ». Et les mobiliers de bureau ? « Nous avons des meubles pour les bureaux, notamment des chaises en bois, en plastique, trois bureaux et une table de conférence ». Le CEPI abrite toujours dans un bâtiment public ? « Avant la CEPI était dans un établissement public, mais comme ce bâtiment appartenait au CAAF et que le CAAF a récupéré un peu partout ses locaux, on était obligé de chercher ailleurs. Ici, chez un privé.

Souana Doré