Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

Siège de la CENI

CENI TV

Ce 25 octobre, l’équipe multimédia de la CENI a terminé sa tournée à Conakry par la CECI de Matoto. La plus grande circonscription électorale du pays.

L’équipe a trouvé les missionnaires de la CENI et les commissaires de la CECI en séance de travail. A peu près, les problèmes sont les mêmes que dans les autres circonscriptions électorales de la capitale. Entre autres : siège non équipé, manque de moyens de déplacement.

M. Moussa Sangaré, président de la CECI de Matoto, nous fait le point de la mission dans sa circonscription électorale. « La mission par rapport à la remobilisation des démembrements, je dirai qu’à Matoto nous avons moins de problèmes. Les 25 commissaires sont présents ainsi que les trois assistants techniques. Nous n’avons pas ce problème de changement ou de commissaire qui a démissionné ou de décès », affirme M. Sangaré.

Sur l’état des lieux, M. Sangaré rappelle : « Nous venons d’avoir un nouveau siège, mais nous n’avons pas pour le moment d’eau et d’électricité, pas d’agents de sécurité, ni un technicien de surface. Par rapport au siège, l’emplacement est bon et convenable. Vous remarquez nous sommes entre la gendarmerie et la police. Du point de vue sécurité, nous estimons que le lieu se prête à la CECI de Matoto. Mais concernant les activités internes, il nous faut impérativement une personne pour le nettoyage et des agents de sécurité. Concernant le matériel roulant, depuis 2015 nous avons été dotés de trois motos dont une moto pour moi-même le président, une moto pour le rapporteur et une moto pour le trésorier. Les trois motos sont-là physiquement. Côté matériel informatique, nous n’en avons pas. Il n’y a pas d’ordinateurs, d’imprimantes, ni de photocopieuse, aucun. Par rapport aux mobiliers de bureau, vous allez constater que nous sommes en manque de chaises. Au début pendant l’élection présidentielle de 2015, nous avons à peu près 27 chaises et deux chaises pour visiteurs. Après le processus électoral avec les mouvements et autres, il y a des chaises qui sont cassées. Actuellement, nous avons 19 chaises disponibles en bon état et nous sommes 28 personnes ici. Souvent nous recevons des missionnaires, nous avons besoin d’avoir urgemment une vingtaine de chaises dont 10 pour combler pour que les commissaires et assistants techniques aient des chaises, deux ou trois pour chaque bureau. Parce qu’au moins chaque bureau doit avoir deux autres pour visiteurs et trois ou quatre chaises au moment on va avoir une délégation pour qu’elle puisse être installée ».

Parlant de matériels électoraux, il précise : « Les matériels électoraux qu’on avait ont été déjà remontés dès après l’élection présidentielle de 2015. Nous n’avons rien ici comme matériels électoraux. La CENI avait envoyé une mission, nous avons sillonné les 37 quartiers, récupéré les urnes et isoloirs. Parce que l’une des difficultés si on ne ramasse pas les matériels électoraux dès après l’élection, il y a beaucoup de pertes. Dès qu’on a amené, les matériels électoraux ont été conditionnés et acheminés à la CENI ».

Etes-vous satisfait du paiement de vos arriérés de salaire ? « On ne peut pas dire qu’on est content, mais nous sommes quand mêmes joyeux de rentrer en possession de notre dû. Les huit mois d’arriérés, le nouveau président de la CENI a eu la bonne foi de les payer intégralement et nous le remercions du fond de notre cœur. Nous n’avons pas autre problème, tous les membres de la CECI sont présents », conclut le président de la CECI.

Souana Doré