Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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La CENI s’achemine vers la tenue des élections locales. Ces élections de proximité sont d’une importance capitale pour le développement des collectivités à la base. Ce scrutin de part son intérêt suscite un maximum de transparence. Notre rédaction a pour ce faire rencontré le Directeur du Département Transparence.

 Ceni Infos : La transparence est un élément clé pour la crédibilité d’un scrutin. Que compter vous faire pour les prochaines échéances locales ?

Dr. Amadou Kaba : Le Département de la Transparence s’inscrit dans une logique de fidélité à la vision de la CENI qui, depuis Décembre 2012, a élaboré un document cadre définissant sa stratégie à l’horizon 2019. Dans ce document, la  CENI a accordé une place importante à la transparence, d’où la création d’un Département de ce nom. Comme vous voulez bien le dire la transparence est essentielle pour la crédibilité et l’intégrité d’un scrutin. Depuis 2013, beaucoup d’actes ont été posés pour imprimer à chacune des activités de la CENI la transparence. Ce sont entre autres :
-    L’élaboration d’un manuel de transparence.
-    La création d’un centre d’appel (Call-center)
-    L’élaboration de guides
-    L’aménagement des espaces d’échanges sur le processus  électoral etc.
Si vous nous demandez sur ce que nous comptons faire pendant les prochaines élections locales, nous dirons ceci : Il faut savoir d’abord qu’en matière électorale la transparence est universelle. C'est-à-dire qu’il n’y a pas de transparence spécifique pour telle ou telle élection,  il y a la transparence tout court. Même pour le référendum. Ainsi, nous comptons renforcer tous les acquis, qui ne sont pas des moindres, en trouvant d’autres astuces pour que l’information arrive à l’électeur le plus éloigné, en améliorant et modernisant les équipements et en créant d’autres espaces décentralisés avec tous les acteurs. Pour les élections locales il faut descendre en profondeur. C’est là où les acteurs privilégiés sont basés, c’est là où les administrateurs électoraux sont installés et c’est là  ou tout se règle. Pour ce faire, il faut améliorer la vision et la compréhension des Démembrements en matière de transparence.

Avez-vous  des éléments sous la main qui puissent mettre en confiance les différentes parties prenantes au processus ?

Oui nous avons sous la main quelque chose. Il y a, comme je l’ai dit,  des acquis  qui ont besoin d’être vulgarisé d’avantage. Tout  récemment nous avons réunis les démembrements à Dabola autour de la question « transparence et élections locales ». Un document y a été produit par eux mêmes qui les permettront, s’ils le suivent bien, d’être transparents à toutes les étapes des opérations électorales. En plus nous comptons nous battre pour la décentralisation des CIP Comité inter-parties).

Quelles sont les difficultés que votre département rencontre dans la mise en œuvre de vos ambitions ?

Il y a bel et bien des difficultés, mais qui ne sont pas extraordinaires. D’abord comme dans toute institution de ce genre, où il y a plusieurs départements, l’obtention de synergie d’action n’est pas aisée. Surtout que la particularité de la transparence est d’être  avec tous les départements. Sur l’aspect financier, il faut comprendre que pendant l’élaboration du budget électoral à l’amont, il est très difficile de cerner tous les contours des activités. Quand de très bonnes idées émergent pendant que les activités sont lancées,  ce n’est pas du tic au tac qu’il faut les financer, il faut beaucoup de réflexions et d’efforts de la part du Président de la CENI pour trouver le financement. Malgré toutes ces difficultés, la Direction du Département et tous les cadres techniques et agents qui y sont œuvrent à qualifier d’avantages le département. 

Propos recueillis par
Aly Badara Condé