Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

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Le 1er septembre,  la deuxième étape  de l’opération de découpage électoral ou de réaménagement des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national a démarré à la CENI, par la formation des superviseurs préfectoraux et  des coordinateurs régionaux.

Ils sont  au nombre de 38 superviseurs préfectoraux et 8 coordinateurs régionaux. Mme. CAMARA Djenab Touré, Directrice du Département Planification et Fichier Electoral, rappelle leur  mission : « Nous avons mobilisé 38 ingénieurs informaticiens ou administrateurs de base de données. Ils auront pour mission de former les informaticiens au niveau des régions. Les informaticiens ont été recrutés localement, ils sont d’abord sélectionnés sur la base de dossiers, ensuite ils iront les former. Les superviseurs servent de formateurs séniors. Ils vont aller dans toutes les préfectures, mais la formation se passera dans les capitales régionales, notamment la région de Conakry et les sept régions administratives de l’intérieur. Ils seront un pool de formateurs, ils vont former les informaticiens. Le premier jour, ça va être la théorie, le deuxième jour, ils vont être initiés à l’utilisation de l’application que nous avons appelé l’application de relocalisation des électeurs, ensuite le troisième jour, ils seront évalués et nous allons publier les résultats en fonction des travaux faits par tout un chacun ». Mme. Touré poursuit que dans le cadre de cette opération, la CENI va déployer 400 ingénieurs informaticiens, opérateurs de correction sur l’ensemble du territoire national.

 « La CENI, après avoir organisé les élections législatives de 2013, l’élection présidentielle de 2015, a capitalisé sur les bonnes pratiques et a tiré aussi les leçons de ce qui n’avait pas marché en matière d’actualisation ou d’opérations sur le fichier électoral. Aujourd’hui, nous allons corriger sur place, c’est-à-dire la relocalisation des électeurs sera corrigée sur place. Dans les communes urbaines et les communes rurales, il  y  aura au moins un ou deux informaticiens au maximum, ça dépendra des difficultés que nous avons rencontrées dans chaque localité, sinon les principes de base veulent que cela soit un informaticien par commune rurale. Les fiches qu’on a appelées les formulaires individuelles de correction, donc qui ne sont que des formulaires qui permettent aux électeurs de se relocaliser vont être déployées sur le terrain, acheminées et données aux autorités locales avec les démembrements. Ils vont essayer de relocaliser les électeurs sur la base de ces fiches. Ce sont ces fiches-là qui seront saisies dans la machine, prise en compte et effectivement les citoyens seront traités directement à la base. On ne veut plus centraliser l’ensemble des demandes de relocalisation au niveau du Site central. Tout le travail sera fait sur le terrain dans les Laptops. C’est pour cela que vous avez vu au cours de la formation, ils sont initiés à l’application, mais ils sont initiés aussi à l’intervention de premier niveau, donc l’intervention technique en cas de pannes, en cas de problèmes quand l’un des informaticiens de correction rencontre des difficultés sur le terrain, il fera appel à son superviseur qui viendra revoir la machine et essayera de faire cette intervention technique de premier niveau directement dans la sous-préfecture ou dans la commune urbaine. S’il y a d’autres difficultés, nous avons une équipe technique ici qu’on appelle l’équipe de gestion de risques.

Il aura l’ensemble des bases de données sur dix Laptops qui seront installés ici au site central à chaque fois qu’il y a des difficultés, à travers l’internet, ces gens vont essayer de faire l’intervention technique de deuxième niveau. Nous ne pensons pas qu’on entrera dans les difficultés, mais comme nous sommes dans une élection et l’élection, c’est la gestion des risques, il faut toujours gérer ces risques-là. Nous prévoyons toujours un dispositif en cas de problèmes. Ces superviseurs auront  aussi la charge de former et loguer l’ensemble des informaticiens, contrôler leur travail. Et, quand ils vont finir sur le terrain, ils vont exporter les données, les envoyer à la CENI et faire remonter tout ce qui est ordinateur portable qui a servi à ces travaux de correction sur le terrain.

Cela va nous permettre de consolider les données, mais je vous assure que cette fois-ci nous allons avoir un découpage électoral vraiment bien agensé, bien actualisé et cela va résoudre les problèmes qu’il y a », explique-t-elle.
 

L'objectif de la mission de relocalisation des électeurs

La Directrice de la Planification et Fichier électoral affirme que  l’objectif, c’est d’actualiser le découpage électoral, de revoir toute la cartographie des bureaux de vote et de relocaliser les électeurs déplacés ( sortis de leurs résidences ou de leurs secteurs). 

Elle a déclaré que, « Nous ( la CENI) avons effectué une première mission au mois de juillet qui concernait le rattachement de tous les bureaux de vote aux secteurs et l’identification des centres de vote. Suite à cette mission, nous allons repartir sur le terrain pour relocaliser l’ensemble des électeurs  dans le bon bureau de vote, donc dans les secteurs. Parce que les bureaux de vote sont maintenant fixés dans les secteurs et permettre à tous les citoyens de participer aux élections locales. Parce que ce sont des élections de proximité », renchérit Mme. Djenab Touré.

En fin, elle apporte une importante précision: « C’est le lieu pour moi de rappeler aux citoyens que ce n’est pas une révision des listes électorales, il faut que les gens comprennent. Vous ne pouvez pas aller demander à ce qu’on vous prenne de Yomou pour vous envoyer à Macenta ou qu’on vous prenne à Kankan pour vous venir à Labé, de Labé pour Conakry, non. Nous ne sommes pas dans les opérations de révision des listes électorales. Nous sommes dans les opérations d’actualisation de la cartographie des bureaux de vote, stabiliser les bureaux de vote. Parce que c’est cela le nez gordien de tout ce qu’on a comme problèmes sur le terrain. Aujourd’hui, on a à peu près 9 000 bureaux de vote qui sont rattachés seulement à deux secteurs, donc cela veut dire que nous avons diminué le taux. Avant vous trouvez un bureau où il y a trois, quatre ou sept secteurs qui venaient voter, vous n’allez plus rencontrer ces situations pareilles. Je pense que cela constitue une très bonne base pour nous et cela va nous permettre de gérer les élections locales à temps ». Parlant de la durée de l’opération d’actualisation du découpage électoral, Mme. Touré annonce que cette opération durera vingt jours sur toute l’étendue du territoire national. « La formation des informaticiens à l’intérieur du pays sera lancé à partir du 7 septembre jusqu’au 9 septembre.

L’opération proprement dite va commencer le 15 septembre pour finir le 4 octobre ». Sur le nombre d’électeurs par bureau de vote, elle indique : « Le minimum qu’on puisse faire, c’est que nous allons éclater les bureaux qui vont excéder 700 électeurs. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que la centralisation va se faire dans les communes rurales, c’est-à-dire que la commission de centralisation des votes qu’on mettait dans les préfectures est décentralisée au niveau des élections locales. Elles seront dans les sous-préfectures. Donc, il faut faire de telle sorte qu’il n’y a pas un grand nombre dans les bureaux. Tous les bureaux qui sont à 700 électeurs seront éclatés au moins à deux ou trois bureaux en fonction des distances et en fonction des problèmes socio-culturels, climatologiques et géographiques de notre pays ».

Sur la finalité de l’opération, Mme. Djenab Touré conclut que : « La finalité de l’opération, c’est non seulement actualisé le découpage électoral, mais c’est de rapprocher le bureau de vote des électeurs. Permettre à chaque citoyen d’aller accomplir son devoir civique dans un bureau de vote le plus proche de son domicile ».