Bakary FOFANA
Siège de la CENI

Bakary FOFANA

Président de la CENI

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CENI TV

Le samedi 27 août, l’atelier de formation des médias sur la communication électorale a pris fin à Conakry. L’atelier a regroupé 50 journalistes issus des médias publics et privés.

 

La cérémonie de clôture a été présidée par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Bakary Fofana, accompagnée de certains commissaires, notamment Hadja Fatoumata Biya Diallo vice-présidente, Pathé Dieng directeur du département Etudes et Sensibilisation, Jacques Gbonimy directeur du département Formation et Accréditation, Hadja Fatoumata Fafa Baldé, directrice adjointe du département Formation et Accréditation, Mme. Mamie Sia Tolno directrice adjointe du département Transparence, Maxime Koïvogui, directeur du département Communication et Information, de M. Cyrille Zogo Ondo, représentant de l’OIF, et M. Moussa Iboun Conté, président de l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI).

La cérémonie a commencé par la remise des attestations aux 50 participants. 

Au nom des participants, M. Moussa Ben Traoré a remercié la CENI d’avoir pris l’initiative de renforcer leurs capacités en matière de communication électorale. La formation leur a permis de se remettre en cause, de capitaliser des sommes de connaissance indispensable pour exercer le métier de journaliste. « Nous vous promettons que ce que nous avons appris durant ces trois jours, nous les traduirons dans notre comportement de tous les jours. Parce que nous avançons vers des échéances qui demandent aux journalistes toutes les qualités que nous avons apprises ici pendant cette formation. Nous vous disons merci », a conclu le porte-parole des participants.

Le mot du président de l'AGEPI

Dans son mot de remerciements, le président de l’AGEPI, Moussa Iboun Conté a, au nom des associations de médias privés, renouvelé sa gratitude à l’endroit de la CENI pour ses appuis en faveur de la qualification des journalistes notamment en matière électorale. 

Après cette formation, M. Conté a invité les participants à prendre leurs responsabilités. « Nous comptons sur vous pour que dans le partenariat avec la CENI, nous puissions jouer le rôle qu’on attend de nous, des acteurs actifs  compétents pour crédibiliser le processus électoral en Guinée. Nous ne devons pas être des simples faire-valoir, mais nous devons être des acteurs majeurs qui apportent leur contribution aux débats politiques », a-t-il insisté. Enfin, le président de l’AGEPI a souhaité que leur partenariat avec la CENI aille en se diversifiant qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin.

La satisfaction des facilitateurs

Au nom des formateurs, M. Charles Moumouni, professeur à l’Université Laval au Québec (Canada), a félicité la CENI pour la qualité de l’accueil dont ils ont fait l’objet depuis leur arrivée en Guinée. « Nous nous sommes sentis en famille ». Pour lui, cette session de formation est un « signal fort que vous êtes en train de lancer. C’est un signal qu'en Guinée  rien ne se fera plus comme avant. Vous donnez rendez-vous à l’Afrique et au monde pour dire : revenez nous voir pendant les élections locales prochaines, les toutes premières que nous organiserons de façon démocratique. Vous êtes en train de nous dire : revenez nous voir pendant les élections législatives de 2018. Et après vous êtes en train de donner le grand rendez-vous de l’année 2020 ». Il estime que la présidentielle de 2020 établira la vraie identité de la Guinée. Ils se disent être agréablement surpris par l’assiduité et la participation des journalistes à cet atelier de formation. « Nous repartons de la Guinée les bras chargés du souvenir de ces échanges, chargés de cette promesse de la Guinée, mais aussi chargés de cadeaux matériels. Au nom de mes collègues, je voudrais remercier le président de la CENI et ses collègues commissaires pour ce geste de fraternité que vous avez posé à notre égard », a conclu M. Charles Moumouni.

L'appel de l'OIF aux médias

Le représentant de l’OIF, Cyrille Zogo Ondo, a rappelé que les deux ateliers qui ont été organisés par la CENI révèlent à mon sens l’une des « plus belles photos de la Francophonie ». Il dira que son institution n’est pas un marchand de recettes toutes faites. « La Francophonie ne vient pas en Guinée pour imposer une vision de la démocratie. Elle se veut une famille où chaque membre a une grande importance. Considérant les liens très forts qui unissent la Guinée à la Francophonie, j’ai presque envie de dire ici que la Guinée est l’une des filles aînées de la Francophonie. Il y a donc là un défi à relever. Quand on est l’aînée d’une famille, on est aussi la personne qui montre le chemin, la personne qui rappelle les principes qui de temps en temps corrigent lorsqu’il y a faute, qui rassemble ». 

Pour lui, ces ateliers ont été un rendez-vous du donner et du recevoir. Donc, une espèce d’arbre à palabre. M. Ondo a dit retenir de ces ateliers que ce ne sont pas les réponses apportées par les experts qui constituent la grande importante, mais plutôt les interrogations, les préoccupations exprimées, les doutes quant à l’avenir.

 Il a remercié les journalistes pour le travail réalisé dans les précédents processus électoraux. « Nous comptons encore sur vous pour que vous continuez à être les apôtres de la paix, les constructeurs d’une vraie démocratie et non pas des pyromanes. Personne n’a intérêt à voir la Guinée en feu et à sang. Ce pays nous appartient, ce pays nous a donné tant, nous devons lui retourner l’ascenseur. C’est en cela que chacun doit jouer sa partition, chacun doit travailler pour que demain soit meilleur ».

Discours de clôture du président de la CENI

Dans son discours de clôture, le Président de la CENI, Bakary Fofana, a, d’entrée, formulé les vœux pour des élections apaisées au Gabon pour que les passions ne dominent pas l’essentiel. M. Fofana a remercié les associations de presse avant de rappeler que l’importance des médias est essentielle pour la construction d’une nouvelle société en Guinée. Pour lui, la finalité originelle du processus électoral, notamment l’élection, c’est la « stabilité de la nation ». Il déclare que : « Les médias méritent d’être appuyés, encouragés et renforcés parce que vous travaillez dans les conditions difficiles. La collecte de l’information n’est pas aussi aisée. Nous n’avons pas cette culture de donner de l’information ». Le président de la CENI rassuré que les médias resteront un partenaire privilégié de son institution pour mener ensemble un processus électoral fiable, transparent et inclusif. « Je peux d’ordres et déjà vous dire que pour les prochaines activités de la CENI que nous allons prendre sur nous d’inviter encore vos associations professionnelles pour qu’il y ait une couverture à partir du terrain, que vous allez concrètement voir comment les activités se réalisent. Vous avez appris à travers le BRIDGE le cycle électoral, nous vous donnerons la possibilité de confronter vos connaissances à la pratique sur le terrain ». Enfin, le président de la CENI a remercié les formateurs et l’Organisation internationale pour la Francophonie (OIF) pour son appui. 

Souana Doré