Siège de la CENI

Amadou Salif KEBE Président de la CENI

Siège de la CENI

CENI TV

En prélude à la présidentielle prochaine, la Haute Autorité de la Communication en partenariat avec la CENI, organise un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur le thème: l'accès aux médias en période électorale.

 

Ce jeudi 27 aout, à la faveur de l'ouverture de cet atelier de deux jours, plusieurs discours ont été prononcés. Notamment celui du président de la CENI dont nous livrons l'intégralité!

"Madame la Présidente du  Conseil Economique et Social,
Madame la Présidente de  la Haute Autorité de la Communication,
Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines,
Monsieur le Représentant de OSIWA,
Monsieur le Président de la Cellule de Communication et de Sensibilisation de la CENI,
Distingués Invités,
Je voudrais à l’entame de mes propos, exprimer toute ma reconnaissance pour la qualité des relations qui existent entre la Haute Autorité de la Communication et la Commission Electorale Nationale Indépendante. Cette dynamique partenariale met en relief notre vision de qualifier chaque jour davantage le bon déroulement de l'élection présidentielle en cours, mais aussi le renforcement de la coopération entre institution.
Dans 44 jours exactement, les populations guinéennes seront appelées à prendre part à cette élection. Ce rendez-vous dans notre cheminement vers l’Etat de droit, doit nous permettre de renforcer notre démocratie.
Pour réaliser ce but, il nous faut une élection présidentielle conforme aux standards internationaux c’est-à-dire libre et transparente. Il s’agit là, d’une condition pour l'enracinement culturel de notre pays dans une démocratie durable. 
Dans cette dynamique, le rôle du citoyen est déterminant car il lui revient en toute indépendance et en toute sincérité, de faire le choix de son candidat sur la base exclusive d'un programme de société et non sur des critères inappropriés, je dirais irrationnel. Or, le citoyen ne peut faire véritablement son choix que s’il dispose d’informations fiables sur les enjeux et défis du processus électoral d’une part et sur les acteurs qui animent ledit processus d’autre part. C’est ici qu’apparait, le rôle primordial des médias qui sont souvent dépeint le « Quatrième pouvoir ».  L’exercice d’un tel pouvoir doit se dérouler dans le cadre de ce qui est appelé de plus en plus les (M.A.R.S) c’est-à-dire les Moyens d’Assurer la Responsabilité Sociale des Médias.
En effet, le principe de la responsabilité des médias, est une exigence pour le journaliste car l’information qu’il met à la disposition du public, peut être source de conflit ou alors contribuer à la paix et aux delà de l'identité d'une nation. Le cas connu de la Radio Télévision des Milles Collines (RTLM) ou d'autres expériences malheureuses dans certains pays nous rappellent sans cesse que le journaliste ne doit pas manipuler l’opinion publique comme bon lui semble. Il doit faire preuve de sagesse et d’esprit de discernement.

Les dérives des médias en période électorale reposent entre autres sur deux éléments: la méconnaissance des textes de loi et des sujets qui sous - entend les démarches des acteurs politiques et d'autres part, le parti prie. Idéologique dans la gestion des informations d'où, l'importance de cet atelier. Le processus électoral repose sur une multitude d'activités qui fond appel à la fois à la technologie, aux ressources humaines, à l'environnement socioculturel et électoral, au financement et à la diversité des parties prenantes.
L’histoire des élections en Guinée, nous démontre que les périodes électorales peuvent être des moments très passionnés où le contexte sociopolitique peut devenir très fragile. Nous nous acheminons encore vers une élection présidentielle et le rôle primordial des médias qu’ils soient publics ou privés va s’accentuer.
Cependant, le journalisme de qualité ne pourra prospérer en cette période que si les journalistes ont une compréhension commune des textes légaux et réglementaires régissant la période électorale. Ils doivent faire preuve d’humilité en acceptant de s'approprier et de renforcer leur connaissances des textes de lois et dispositions légales régissant le bon déroulement du processus électoral.
C’est pour cette raison que je tiens solennellement à saluer la collaboration féconde qui existe entre la CENI et la HAC qui, faut-il le souligner constituent les institutions capitales dans l’architecture institutionnelle de notre pays dans ce domaine.
En conclusion j'estime, qu'au cours de ces deux jours, d’éminentes personnes ressources partageront avec vous leurs expertises sur des thématiques qui vous seront utiles pour l'amélioration de votre expertise pour une plus grande professionnalisation, d'où le respect de l’éthique et de la déontologie. A ce rendez-vous du donner et du recevoir, je souhaite que nos discussions soient franches et empreintes de convivialité. Comme l’enseigne cette sagesse populaire « On n’a pas besoin de serrer la mine pour dire la vérité à son prochain ».
Je ne saurais terminer mes propos sans partager avec vous, nos espoirs pour la prochaine élection présidentielle,
Une élection libre,
Une élection transparente organisée par les guinéens dans le respect des règles de l’art,
Une élection apaisée,
Une élection au cours de laquelle les militants des différents candidats se félicitent et s’embrassent,
Une élection dont les résultats sont acceptés par tous et qui permet à notre pays d’avancer vers des lendemains meilleurs pour le bonheur de nos enfants !

Cet espoir, chers amis de la presse, vous y contribuerez.

Je vous remercie."