Bakary FOFANA
Siège de la CENI

Bakary FOFANA

Président de la CENI

Siège de la CENI

Le dialogue politique inter-guinéen,  comme annoncé par un  communiqué du ministre d’Etat à la Justice et Garde des Sceaux, Cheick Sacko, président dudit  dialogue,   a été effectivement relancé jeudi, 18 juin 2015 au palais du peuple à Conakry.

 

La mouvance présidentielle et l’opposition étaient toutes  représentées avec la participation de la communauté internationale et la société civile guinéenne en qualité d’observateurs. sans oublier la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) représentée par une délégation  conduite par son  président  Bakary Fofana. Ce premier jour a été essentiellement  consacré à l’élaboration d’un ordre du jour qui  inclut tous les points liés à l’organisation des prochaines élections et surtout    le chronogramme électoral donné par la CENI.

  Pour le porte-parole  de l’opposition,  Aboubacar Sylla, l’opposition est bien représentée par une délégation réduite comme l’on a sollicité,  qui a pour mandant  de venir discuter d’une question préjudicielle à savoir l’annulation pure et simple du chronogramme électoral portant sur les élections communales.

La date de l’élection   présidentielle, selon M. Sylla, ne pose pas de problème parce que cette date est conforme à la loi. Par contre, la date de la tenue des  communales donnée par la CENI  viole  la Constitution, le Code Electoral et les actes   internationaux ratifiés par la République de Guinée. Et c’est contre ce chronogramme que l’opposition organise des manifestations pour qu’il soit annulé afin qu’un nouveau chronogramme sorte du dialogue qui vient d’être relancé, a-t- ajouté.

Du  côté  de la Mouvance présidentielle, Amadou Damaro  Camara a dit que la Mouvance est disposée à débattre avec l’opposition tous les points inscrits à l'ordre du jour. Mais, le président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle Amadou Damaro Camara a indiqué qu'"il n’est pas question de demander  à une institution indépendante comme la CENI d’annuler un chronogramme qu’elle a librement établi.   Il  ne revient pas   à la mouvance et non plus à l’opposition d’annuler ce chronogramme. Il faut que l’on apprenne   à respecter la loi. On ne peut  pas avoir une Assemblée Nationale qu’on quitte délibérément et  chaque fois,  on veut modifier, amender et créer des lois par des hommes politiques autour d’une table alors qu’il y a des élus du peuple pour  ce travail. Ce qui était possible pendant la transition ne l’est plus et ne devait plus l'être."

Toutefois,  Amadou Damaro  indique qu’il espère un rapprochement des positions au cours de ce dialogue.  Au nom de  la communauté internationale, le  représentant spécial du secrétaire général des Nations- Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn  Chambas s’est dit  déjà encouragé  de l’esprit de compréhension qui règne entre les   acteurs du dialogue.